Bulletin 56

Printemps 2019

Colophon

version pdf

 

Le mot du President

Enrico CHIAVERI

Chers collègues.

C’est un honneur et un privilège que d’assumer la présidence du GAC-EPA.

Il est certainement extrêmement difficile de succéder à Gertjan BOSSEN qui a apporté une contribution fondamentale à notre association pendant sept ans.

Il a accepté de m’aider, en tant que vice-président, à prendre connaissance et à entrer dans toutes les activités couvertes par le GAC-EPA.

Je voudrais souligner que les pensionnés et, en particulier, les membres du GAC-EPA, ont apporté - et continuent à apporter - une énorme contribution au succès du CERN.

En remerciement de mon expérience accumulée durant ma carrière dans des activités très variées au sein de l’organisation, je veux apporter ma contribution au GAC-EPA.

Dans cet esprit, et pour remercier les membres du comité pour leur aide, je souhaite assumer la continuité dans les domaines comme la Caisse de Pensions, l’Assurance maladie et, par-dessus tout, un contact constructif avec la Direction, en collaboration avec l’Association du Personnel.

Votre Président, Enrico CHIAVERI

Le comité au travail

Nouvel appel

La rédaction recherche de nouveau des traducteurs et correcteurs dans les deux langues français et anglais. Nous vous invitons à vous faire connaître auprès du secrétariat.

Cotisations

Payements 2019

La grande majorité de nos membres a d’ores et déjà payé la cotisation 2019 (30 CHF) et le Comité les en remercie.

Les autres (qui attendaient peut-être ce petit rappel) sont invités à régler leur cotisation 2019 dans les meilleurs délais en payant 30 CHF sur le compte de GACEPA (Groupement des Anciens du CERN et de l’ESO) auprès de UBS, IBAN CH47 0027 9279 C710 9245 0.

Pour les années à venir, il est fortement recommandé de payer sa cotisation par le biais d’un ordre permanent avec date d’exécution annuelle le 7 janvier, avec la mention “cotisation GAC-EPA” suivi de votre nom complet.

Merci!

Votre attention, s’il vous plait :

Notre trésorière vous rappelle que payer votre cotisation par un mandat postal coûte de l’argent au groupement.  Elle vous demande de privilégier un versement permanent bancaire pour payer votre cotisation. (voir IBAN ci-dessus).

 

Editorial

Bernard DUCRET

Des nouveautés à vous proposer

Depuis le début de l’année nous avons changé de Président et les premières réunions de 2019 se sont déroulées sereinement sous la nouvelle direction d’Enrico CHIAVERI. La continuité est bien assurée et le travail va bon train.

Le Bulletin de son côté va poursuivre son chemin, avec toutefois quelques petits changements, envisagés pour la prochaine année 2020, changements que nous souhaitons vous proposer dès à présent.

Pour le numéro 58 du printemps 2020 prochain, nous souhaitons éviter que le Bulletin constitue une copie partielle du compte rendu de l’Assemblée Générale Ordinaire. Jusqu’à présent, le Bulletin de printemps a souvent repris des informations contenues dans le Compte rendu de l’AGO expédié dans le même enballage; c’est une redondance inutile.

Observons les choses : nous avons d’un côté un Compte rendu d’AGO comme document formel juridique et administratif : il ne peut être modifié ni dans sa forme ni dans son contenu, car il est l’objet d’un vote. Résumé formel des activités et des décisions du Comité pendant l’exercice annuel civil précédant, il doit rester un marqueur de l’histoire de notre Groupement.

D’un autre côté, nous souhaitons réduire les répétitions entre le Bulletin et le Compte-rendu.

Pour cela, il est envisagé d’alléger la lecture commune des deux documents en incorporant « in extenso » ce document officiel au Bulletin, comme tenant la place de n’importe quel article.

Pour réduire le contenu du Bulletin, il faudrait faire disparaître l’article « Echo et activités du comité » et alléger les rubriques « Assurance maladie » et « Caisse de pension ». Le reste du Bulletin ne serait par contre, pas modifié. Le bulletin d’automne N°59 (2020) continuerait alors à apporter un aperçu des activités du Comité depuis le printemps 2020.

Qu’en pensez-vous ? Dès à présent et comme période transitoire à ces changements possibles, nous avons décidé pour le présent numéro de supprimer la partie « Echo du Comité » et d’ouvrir en lieu et place une rubrique nouvelle “Pour mémoire”, destinée à retracer l’histoire de nos acquis sociaux : aujourd’hui ce sera celui du LTC (l’Assurance Dépendance).

Nous allons vous remémorer ici tout ce qui s’est patiemment construit sur ce sujet pendant de longues années.

Ne perdons jamais de vue que la mémoire collective est le socle de notre existence, le Bulletin en est l’essence.

 

A propos de l'ESO

Martin CULLUM

Santé

En janvier 2019, quelques améliorations de la couverture santé par CIGNA ont été apportées.

En bref, cela inclut : - La nécessité d’un changement minimum de dioptries sur une année calendaire pour obtenir le remboursement de lunettes ou de lentilles de contact additionnelles a été supprimée.

Le détail de ces changements peut être trouvé sur le site web de l’EPA

Protection des données.

ESO a publié sa politique de Protection des Données Personnelles l’an passé. La base de départ est de fournir des assurances conformes à celles de la Protection Générale des Données Européennes. Elle devrait apporter une clarté sur ce point et faciliter la coopération entre l’ESO et les firmes et les institutions européennes.

Cette politique a aussi des implications pour le personnel retraité. Par exemple Il n’est pas clair quelles données l’organisation retient de son personnel retraité, comment le consentement sur les données retenues est obtenu et comment il ou elle peut accéder à ces données pour les vérifier.

Pour clarifier ces questions, Erick Allaert et moi avons rencontré le Responsable de la Protection des Données de l’ESO, Enikö Patkós, en mars dernier. Il était clair, à la suite de notre rencontre, que la définition de la politique en est juste à ses débuts et qu’elle prendra au moins une année de travail pour sa mise en place. La réunion a néanmoins été utile puisqu’elle a permis de prendre en considération les attentes du personnel retraité durant la période de mise en place.

Activités bénévoles.

Depuis quelque temps, le CERN a mis en place un plan pour ses Membres Honoraires. Ce sont d’anciens membres du personnel qui souhaitent continuer une part active dans le travail de l’Organisation, sur une base volontaire après leur départ à la retraite. Bien qu’il y ait eu par le passé quelques arrangements ad hoc, l’ESO n’a eu aucun plan similaire, sauf pour les personnels Emérites.

Principalement sur l’initiative de Rein Warmels, nous avons, lui et moi, élaboré une proposition l’été dernier, basée sur le plan du CERN pour les Membres Honoraires, pour l’introduction à l’ESO d’un plan comparable. Elle a été discutée avec l’Association du Personnel de l’ESO et envoyée à l’Administration de l’ESO pour examen.

Notre proposition a été fondamentalement acceptée et, en janvier, une contre-proposition a été préparée par l’Administration pour commentaires. L’ébauche n’était pas claire à plusieurs égards et nous avons donc proposé plusieurs suggestions d’amélioration.

A la mi-avril, juste avant la date limite pour ce Bulletin, nous avons reçu une nouvelle version du document de l’ESO. Malheureusement, la nouvelle version a peu changé par rapport à la précédente et montre que son auteur a peu compris comment les comptes d’ESO IT sont affectés. Dans quelques cas, les droits du personnel volontaire sont encore plus restrictifs que pour les pensionnés normaux.

Ce document demande à être de nouveau discuté avec l’Administration avant d’être considéré comme satisfaisant.

Pour Mémoire

La série de dossiers que nous vous proposons à partir de ce n° 56 constituent des résumés de travaux et négociations mis en oeuvre pour aboutir aux acquis sociaux que nous connaissons aujourd’hui.

Ces avancées sociales ne sont pas tombées du ciel et ont fait, à l’époque, l’objet d’âpres négociations entre l’Association du personnel, le GAC et les autorités détentrices des pouvoirs décisionnels de l’Organisation (la Direction et les Etats Membres siégeant au Conseil du CERN).

« Ceux qui oublient leur histoire sont condamnés à la revivre » Karl Marx.

Premier Dossier

L’assurance dépendance

Première partie : 1990 -1995

Les étapes de cette avancée sociale décrites ci-dessous ne peuvent l’être sans évoquer auparavant deux personnes pour leur contribution inestimable à sa réalisation, s’en souvenir et encore les remercier.

Jean-Paul DISS, Médecin responsable du Service Médical pendant de nombreuses années, puis ensuite représentant du GAC au sein du CHISB.

Il a su, tant en activité qu’après, faire prendre conscience à tous du problème que posera, à terme, le vieillissement de la population et ses conséquences financières pour une assurance maladie privée comme le CHIS et oeuvrer à sa résolution.

Derek BALL, Vice-Président de l’Association du personnel, qui a pris à bras le corps ce dossier, a rédigé sans jamais se décourager les multiples versions de rapports au fil des mois et des ans, laps de temps nécessaire pour enfin aboutir à la création de ce qui se nomme aujourd’hui la prestation LTC (Long Term Care), partie intégrante du CHIS, au service de tous.

C’est un peu avant 1990 que les premières alertes interpellent l’Association du Personnel et la Direction du CERN, chacune de leur côté. Elles s’interrogent sur l’augmentation sensible des coûts des soins médicaux et assimilés.

On souligne à cette époque ceux, en forte hausse, occasionnés par les fournisseurs de soins, alourdis encore par les premiers coûts occasionnés par le vieillissement de la population (quelques cas de prises en charge en fin de vie en matière de dépendance, ont alerté sur un danger de mise en déséquilibre de la Caisse). On ne parlait encore pas de dépendance mais de gériatrie.

Ces dépenses, couvrant les soins hospitaliers, la résidence hôtelière en milieu médico-social et les soins à domicile, commencent alors à grever lourdement le budget de la Caisse, dont la gérance, rappelons-le, était confiée à l’époque à l’assurance AUSTRIA (dont le contrat arrivait aussi à terme en 1990).

Un groupe de travail fut mis en place (1er groupe Hans Hoffman) dont les conclusions du rapport furent présentées à la direction en 1991 et rapportées à l’Association du Personnel : il dit que les prestations de l’Assurance maladie sont tout à fait comparables aux autres Organisations internationales et que le principe de mutualisation ne doit pas être remis en question. Il pense aussi que le gérant en place (AUSTRIA) doit être reconduit pour cinq ans et qu’un contrôle des coûts doit être envisagé.

A la suite de ce premier rapport il fut demandé à ce groupe (2ème groupe H. Hoffman) d’étudier des pistes pour mieux contrôler les coûts. Suite à cela, fut alors mis en place un Comité de Surveillance qui regroupa l’activité de tous les sous-groupes travaillant dans la maison jusqu’alors sur ces sujets mettant ainsi fin de facto à leur existence. Il fut placé directement sous l’autorité du CCP (nov. 1992) et composé paritairement de huit membres, quatre de la Direction et quatre de l’Association du personnel, c’est la naissance officielle du CHISBoard actuel (CHISB).

Répondant à une demande du GAC, c’est dès le mois d’avril 1993 que l’Association lui confie deux places au sein du CHISB afin que la voix des pensionnés soit pleinement représentée.

Le rapport du 2ème groupe de 1992 - désormais étudié par le CHISB, a proposé de nombreux outils pour la surveillance de la caisse : un rapport sur son état de santé auprès du CCP, un bulletin d’information sur le CHIS vers le personnel, les premières mesures de contrôle des coûts, les négociations avec les fournisseurs de soins, la réduction des forfaits de cures, les problèmes concernant les conjoints survivants, etc.

En 1993 un nouveau rapport, le rapport Weber (à l’époque, chef de l’Administration), a proposé de suivre l’évolution des prises en charge de la dépendance dans les états membres mais de ne rien bousculer dans la gestion de la caisse.

Rappelons qu’à cette période, les Etats membres ne voulaient en faire qu’à leur tête, faisant fi de la concertation et finalement tout décider par euxmêmes.

L’année 1994 sera la période pendant laquelle on va examiner la situation des dépendants profonds et mettre en évidence, par diverses études, que les coûts peuvent être considérables en termes de soins en milieu médico-social ou à domicile.

Découlant de ce rapport, va être présentée en avril 1995 au CCP une série de questions visant à définir quel type de protection sociale pour répondre à la situation de dépendance.

Les questions seront les suivantes : sur quelle base se fera l’assurance, volontaire ou obligatoire? Qui sera concerné en tant que dépendant, titulaires, conjoints, enfants? Au travers d’une assurance privée ou CERN? Quels types de soins pris en charge en EMS ou à domicile ? Quels montants maxima et les franchises à quels niveaux ? Quelle répartition de charge entre le titulaire et l’Organisation? Pour répondre à ces questions, le CHISB se référera à ce qui se pratique dans quatre états membres (CH, FR, DE, UK) et dans les organismes internationaux (famille ONU). En parallèle, une demande est faite à AUSTRIA sur des économies possibles en assurance maladie et accident et sa parution dans le Bulletin du CERN sans consultation avec le CHISB fera l’objet d’un incident avec la Direction.

En juin 1995, le Comité des Finances approuvera la prise en charge progressive jusqu’en 2000 des contributions manquantes de l’Organisation au CHIS pour les pensionnés. C’était une autre revendication de l’Association, et une avancée sans précédent dans l’histoire du CERN. Car sans cette mesure, le financement à long terme de notre système de santé devenait très incertain.

Heureusement, nous en bénéficions tous encore aujourd’hui ! Dans le même temps, comme dans toute négociation, chacun doit s’y retrouver. Il sera décidé également une augmentation de la franchise, la baisse du forfait hôtelier des cures et un questionnement sur le paiement du risque professionnel par l’Organisation.

A noter que le processus de discussion déployé à cette occasion servira d’exemple pour ce qui constituera plus tard le TREF, Forum tripartite de concertation entre Etats membres, Direction et Association du personnel pour ce qui concerne les conditions de travail et d’emploi. Mais nous reviendrons plus en détails sur cet épisode dans un prochain dossier… En automne de cette année 1995, le représentant de la Direction du CERN au CHISB a assisté à une réunion à La Haye où plusieurs organisations internationales étaient représentées. Il en ressort que la situation devient pressante en matière d’étude des moyens à mettre en oeuvre sur le sujet de la dépendance. L’hypothèse de se tourner vers des assurances privées sur une base obligatoire et générale pour tous, avec un regroupement des Organisations basées à Genève pour faire baisser les coûts a été soutenue par cette assemblée.

Après étude interne, cette voie n’a pas été suivie par le CERN, principalement pour des raisons d’harmonisation des prestations entre tous.

Au contraire, dès l’année suivante, le CHISB poursuivra sans relâche ses travaux pour bâtir un système « maison ».

Mais comment convaincre les instances dirigeantes et le personnel actif et retraité du bien-fondé social et économique de cette nouvelle protection? D’autant plus que les relations entre l’Association, la Direction et les Etats membres étaient très tendues, ces derniers se croyant alors tout permis, montrant beaucoup d’arrogance et d’irrespect envers le personnel.

Tout cela conduisit même, en novembre 1995, à la grande manifestation dite « des ballons » et dont le point d’orgue fut un sit-in mémorable devant la Salle du Conseil ! Une chose est sûre, rien n’a été simple ! Et à ce moment, le chemin du LTC sera encore long… C’est ce que nous vous raconterons dans la deuxième partie de ce dossier, parution à suivre dans le Bulletin d’automne.

 

Caisse de Pensions

Michel Baboulaz

Quelques données démographiques de la Caisse

La population des membres (titulaires et boursiers) et des bénéficiaires évolue lentement. Ci-après la répartition selon le type de pension au 31-12-2018 et au 31-12-2017 :

CERNESOTot. 2018CERNESOTot. 2017
Membres avant 20121781322210318613322193
Membres aprés 20111725163188815791441723
Total membres3506485399134404763916
Retraite différée1925224417351224
Retraite24419925412460952555
Conjoint survivant7881580375717774
Orphelin4034340343
Invalide et ex-gratia2473129635
Total bénéficiaires3486176366234591723631

Sur les 406 membres qui ont quitté leur organisation (CERN ou ESO) durant l’année 2018, 59 sont devenus retraités (contre 40 en 2017) :

Hommes Femmes Total %
Pension retraite 50 9 59 14
Pension différée 7 1 8 2
Invalidité 0 0 0 0
Valeur de transfert 244 91 335 83
Décès 3 1 4 1
Total 304 102 406 100

L’âge des bénéficiaires au 31-12-2018 se répartit selon la pyramide suivante :

(deferred pensions and for orphans excluded)

Les bénéficiaires résident dans 48 pays différents :  (triez le tableau en cliquant les petites flèches)

Pays nombre
Afrique du Sud 2
Allemagne 162
Australie 4
Autriche 49
Belgique 8
Brésil 4
Bulgarie 2
Canada 3
Chili 18
Chypre 2
Danemark 5
Émirats arabes unis 1
Espagne 34
États-Unis 19
Finlande 1
France 2023
Grèce 9
Hongrie 3
Indonésie 1
Irlande 1
Israël 2
Italie 49
Japon 1
Luxembourg 2
Madagascar 1
Malaisie 1
Maroc 1
Maurice 1
Monaco 4
Norvège 3
Nouvelle-Zélande 2
Pays-Bas 15
Pologne 11
Portugal 10
Princ. d'Andorre 1
République Dominicaine 1
République tchèque 1
Roumanie 1
Royaume-Uni 56
Rwanda 1
Singapour 1
Slovaquie 1
Slovénie 1
Suède 11
Suisse 1128
Thaïlande 3
Turquie 1
Viêt Nam 1

Résultat des placements de la Caisse

Comme on le craignait, le rendement des placements a beaucoup baissé en 2018, devenant parfois négatif. Le résultat 2018 est resté globalement positif (+1,31%) grâce à une prise de risques limitée.

Investment Return

Le rendement moyen des caisses de pensions publiques suisses en 2018 s’est établi à -3,5%.

Etats financiers au 31-12-2018

Ce résumé des flux financiers en 2018 montre les importances relatives des contributions apportées par les membres et par les organisations CERN et ESO

En kCHF 2018
Etat des actifs au 1er janvier 4.258.645
Contributions des organisations 116.031
Contributions des membres 63.806
Contribution spéciale des organisations 62.100
Rachat d’années supplémentaires 2.693
Indemnités et compensations 1.218
Achat du droit à pension pour conjoint survivant 84
Prestations de pensions payées -311.119
Valeurs de transfert -12.683
Revenus d’investissements 74.603
Dépenses d’investissement -42.308
Autres dépenses -9.736
Solde au 31 décembre 4.203.334

Au 31-12-2018, l’Actuaire détermine le taux de couverture de la Caisse selon 2 méthodes : - Appliquant les règles internationales comptables IAS26, qui conduisent à un taux d’actualisation de 1,18%, il aboutit à un taux de couverture de 41,7% et un déficit de 5.869 MCHF.

S’il applique les hypothèses dites Best Estimate adoptées par le Conseil, ce taux est alors de 67,8% et le déficit de 1.994 MCHF.

Etude actuarielle périodique 2019

Basée sur le même concept de «Best Estimate» employé pour l’étude périodique de 2016, cette étude actuarielle comporte des estimations bien différentes.

En plus des mises à jour de quelques paramètres, rapportées dans le Bulletin 55, deux changements très importants ont été apportés aux hypothèses actuarielles utilisées pour la projection au 1-1-2041.

Hypothèse/ Assumption 2016 2019
Inflation ; indexation des salaires et pensions 1,0% (2016 - 2024) 0,7% (2019 - 2021)
Inflation ; remunerations and pensions indexation 1,5% (dès 2025 onwards) 0,9% (2022 - 2026)
1,0% (2027 - 2031)
1,4% (dès 2032 onwards)
Rendement ; actualisation 4,0% (2016 - 2019) 1,5% (2019 - 2021)
Discount (Return) rates 4,5% (2020 - 2024)
5,0% (dès 2025 onwards)
2,5% (2022 - 2026)
4,5% (2027 - 2031)
5,7% (dès 2032 onwards)

Une conséquence de ces changements est la baisse du taux de couverture calculé au 1-1-2041 (terme des études depuis les mesures adoptées en 2011) à 103,4% au lieu de 113,6% calculé par l’étude actuarielle périodique de 2016.

Administration de la Caisse

La nouvelle édition des Statut et Règlement de la Caisse, approuvée par le Conseil le 14 juin 2018, est disponible sur le site web de la Caisse et en version papier sur demande au secrétariat.

Selon l’annexe C du Statut, l’indexation des pensions sur l’inflation devient possible pour les retraités si la variation annuelle de l’indice des prix à Genève dépasse leur taux maximum de perte de pouvoir d’achat (PPA), fixé dans le Statut par une table. Pour la majorité des retraités actuels, ce taux est de 8% et leur taux cumulé moyen de PPA est actuellement de 2,52%. Mais la table indique que ce taux maximum diminue graduellement pour ceux dont la retraite a commencé à partir de 2013.

Comme le taux d’inflation 2018 est indiqué à 1,3%, les pensionnés dont la retraite a commencé en août 2018 (max. PPA 1,2%) ou après peuvent bénéficier d’une indexation de leur pension au 1-1-2019. Le calcul tient compte de cette inflation et du taux actuel de couverture de la Caisse selon IAS26, soit 41,7%.

 

La Caisse Maladie

David Jacobs

Le comite du CHIS s’est réuni tous les mois depuis la parution du dernier Bulletin GAC de novembre.

Les améliorations dans le service du CHIS

Tous les membres du CHIS ayant accès à un ordinateur seront intéressés par les deux dernières améliorations attendues au cours de l’année 2019 :

1) Soumission des demandes de remboursement UNIQA sans justificatifs en papier - votre demande pourrait être soumise depuis l’ordinateur et il ne sera plus nécessaire de joindre les documents justificatifs en papier.

- UNIQA doit encore présenter les détails de la mise en oeuvre de ces mesures au Comité CHIS. Néanmoins l’introduction de ces nouvelles mesures d’ici le début de l’automne est toujours de mise. Probablement, il ne sera pas nécessaire de conserver les documents justificatifs au-delà de deux ans (en cas de vérification par UNIQA).

2) Version informatisée du formulaire SHIPID (Déclaration d’assurance maladie et de Revenu du conjoint)

- les membres du personnel actifs peuvent déjà la déclarer électroniquement mais les retraités n’ont pas encore accès au système EDH. Une solution d’implémentation a été conclue par le Département concerné (FAP) mais la main d’oeuvre pour l’exécuter reste encore à être attribuée.

L’Administration de l’assurance maladie

Cette année il y aura une étude actuarielle du fonds de réserve du CHIS (ceci concerne principalement le fond LTC attribué à la dépendance, car le CHIS est un système budgétisé). Il y aura aussi une évaluation selon les normes IPSAS (International Public Sector Accounting Standards) qui prendra en compte certains aspects, tels que les réserves attribuées par le CHIS pour le cas d’une éventuelle dissolution de l’Organisation.

Le Comité de Concertation Permanente (CCP) a créé deux groupes de travail qui traiteront des sujets ayant un intérêt pour les pensionnés qui sont membres du CHIS. Le premier traitera principalement de la garantie des pensions mais dont un point concernera le CHIS. Le deuxième étudiera les effets du (re)mariage après la retraite.

L’Administrateur du CHIS fait partie de ces groupes de travail avec un autre membre du comité du CHIS. Ils en refèreront au comité du CHIS au fur et à mesure que le travail avancera.

Où trouver l’information sur CHIS ?

Le Comité du CHIS a appris récemment qu’une nouvelle édition du Bulletin CHIS se prépare (après une période de non-parution depuis 2017).

Plusieurs sources d’information du CHIS existent bien entendu, à d’autres endroits comme :

Par contre, une amélioration pour coordonner toutes ces sources d’informations est à prévoir et les représentants GAC au Comité du CHIS y veillent.

Autres informations du Comite CHIS

Inserts

On nous invite à insérer :

Un numéro du Bulletin Weekly est recherché pour compléter la collection.

Dans les dernières années 1990’, la Librairie du CERN a créé une collection des Bulletins WEEKLY du CERN.

Elle est venue largement de collections cédées par des personnes retraitées, et ont été numérisées pour être mises à disposition sur le serveur CERN Document Server (CDS).

Cependant un exemplaire est manquant, le N°9 de la première année de publication (1965), daté du 24 au 29 Mai.

Si quelqu’un a une copie de cet exemplaire et serait disposé à le prêter pour numérisation, peut-il contacter Jens Vigen à la librairie du CERN :

tél : 767 24 10

email : jens.vigen@cern.ch

 

Permanences

Jean-Francois MICHAUD

Depuis le dernier Bulletin, celui d’automne, un grand changement est survenu dans l’équipe : Michel Boffard nous a quitté (voir hommage page 19). La commission est désormais assurée par : René BARTHELEMY, Susan LEECH O’NEALE et Jean François MICHAUD.

Ces permanences se tiennent tous les mardis précédant les réunions du comité du GAC–EPA, qui se tiennent elles, en principe chaque 1er vendredi du mois. Elles ont lieu dans la salle de réunion de l’AP, entre 13h30 et 16 h et nous sommes là pour recevoir et écouter les retraités du GAC-EPA confrontés à un problème personnel.

Le calendrier des permanences est disponible sur le site du « gac-epa.org » sous la rubrique «calendrier» et une annonce est faite dans «l’Echo», une semaine à 15 jours avant la tenue de la permanence.

Comme tous les ans, les sujets les plus traités sont toujours à peu près les mêmes et vous les connaissez : - Problèmes assurance maladie et de fiscalité.

De manière récurrente, les problèmes liés à la fiscalité française - l’assujettissement aux taxes CSG et CRDS sur les pensions du CERN (ou sur le patrimoine) notamment - reviennent dans les discussions. Les permanents ont, jusque là, pu donner les renseignements sur les démarches à faire, qui sont précisées dans l’article ci-joint «C2S».

Régulièrement, les membres de la commission s’efforcent d’apporter des réponses à toutes ces questions posées ou, du moins, de diriger nos adhérents vers les bonnes portes.

Les échanges sont généralement très conviviaux et les expériences de certains sont pour nous très enrichissantes. Elles nous permettent d’affiner nos réponses à celles et ceux qui se retrouvent dans des situations similaires.

Nous espérons que tous ceux qui sont venus chercher un renseignement ou un soutien à nos séances ont été satisfaits; nous sommes bien disposés à nous trois, à continuer notre action. Vos commentaires sont bien entendus les bienvenus.

Merci encore pour votre confiance.

COLLECTIF C2S

Le printemps est arrivé et le collectif C2S a de nouveau été sollicité pour tenter d’apporter de l’aide à tous ceux qui sont confrontés à l’assujettissement à la CSG-CRDS, à la fois sur leur pension du CERN ou sur leur patrimoine.

L’autre sujet qui a occupé le temps du collectif, c’est celui du « prélèvement à la source ». Ce dernier a été finalement bien documenté:   Annonce: "impôts à la source".

Un autre dossier a aussi été ouvert. Il concerne les retraités du CERN percevant une retraite française, possédant une carte Vitale jamais utilisée par eux, mais se retrouvant dans l’impossibilité d’obtenir le justificatif certifiant qu’ils ne relèvent pas de la CPAM. Ce dossier est entre les mains d’un avocat français : la saisine est prête et nous attendons la convocation au Tribunal Administratif de Bourg en Bresse (depuis plus de deux ans tout de même).

Une bonne nouvelle néanmoins, c’est celle due au fait que nos allons certainement être convoqués (dixit l’avocat) dans le deuxième semestre de cette année… Pour ce qui est de l’assujettissement CSG-CRDS sur les pensions ou sur le patrimoine, plusieurs actions sont menées en coordination avec l’Association du Personnel :

  1. Pour ceux qui ont été assujettis sur leur pension CERN, percevant une retraite française et n’ayant ni carte Vitale ni obtenu de justificatif certifiant qu’ils ne relèvent pas de la CPAM.
  2. Pour ceux qui ne perçoivent pas de retraite française et sont néanmoins assujettis sur leur pension du CERN.
  3. Pour ceux qui sont assujettis sur le patrimoine (revenus de location, plus-values, etc.)

Nous avons pu faire parvenir à l’avocat de l’Association du Personnel différents dossiers concernant des retraités se trouvant dans les situations décrites ci-dessus, à fin de regrouper tous les cas dans une même procédure.

Action en cours.

 

Ceux qui nous ont quittés

Pour ceux qui nous ont quittés, consultez la liste des décès.

Si vous désirez envoyer un mot de sympathie à la famille en deuil, et que vous ne connaissez pas l'adresse, vous pouvez l'envoyer via la Caisse de pensions du CERN, qui possède l'adresse, mais n'est pas autorisée à la communiquer à des tiers.

Hommage Michel BOFFARD

Michel Boffard
Michel BOFFARD

Michel Boffard s’en est allé le mardi 8 janvier dernier dans sa 79ème année, en toute discrétion, sans prévenir quiconque, sur la pointe des pieds, comme pour ne pas déranger.

Son départ discret contraste fortement avec ce que beaucoup d’entre nous ont connu de lui. Plutôt perçu comme un garçon bouillant, râleur, soupe au lait, fâché contre l’ordre établi, il a montré souvent des côtés attachants : dévoué, caractérisé par une générosité hors du commun et une grande intelligence, tout en étant sans arrêt à remettre les choses en cause et à manier la provocation. Mais ce que ses collègues retiendront de lui c’est avant tout sa grandeur d’âme.

Nous n’avons que peu d’informations sur sa carrière au CERN, néanmoins quelques points de repères nous sont parvenus.

Entré au CERN pour travailler sur la vidéo du système d’accès au Booster, il a apporté́ son regard affuté sur les aspects de sécurité et de prévention en matière d’accès. Il a rejoint ensuite la section de Claude Jacot, à l’occasion du regroupement de toutes les activités de contrôle d’accès pour les accélérateurs, la surveillance des sites, le gardiennage et l’accueil, y compris les communications audio et vidéo pour toutes ces activités, au sein du groupe Monitoring et Communication (MC) de la division Support Technique (ST).

Michel, a été responsable, avec J. Barlow, des réseaux de communication comprenant les caméras, et les interphones des systèmes de contrôle d’accès et de surveillance des sites. A cela se sont ajoutés les réseaux de diffusion “Broadband CERN wide” des pages d’informations sur l’exploitation des accélérateurs PS, SPS, LEP qui étaient visibles sur de nombreux téléviseurs à travers le site.

Michel s’est investi dans toutes ces activités avec une générosité peu commune. En 1995, il a participé́ à l’élaboration des spécifications techniques, au suivi des achats et à l’installation du projet de renouvellement des communications audio-vidéo pour les accélérateurs SPS et LEP.

En 1998, il est devenu responsable des travaux de maintenance du système sécurisé d’alimentation ainsi que de la logistique d’approvisionnement et du planning d’exécution de travaux pour l’équipement des systèmes d’accès.

Durant les dernières années de son activité professionnelle, il s’est engagé́ aussi à l’Association du personnel, se faisant élire comme délégué. Son désir de rendre ce qui lui avait été donné dans les moments difficiles de sa vie l’a poussé́ à donner de son temps à des collègues tombés, au cours de leurs parcours professionnels, dans le besoin ou la disgrâce. Son rôle de délégué, il l’a pleinement associé à la justice et l’a mené avec passion à la réparation des préjudices. Là encore il est resté un phénomène déroutant.

Après son départ en retraite, il a gardé́ le contact avec l’Organisation, en s’engageant de nouveau au sein du Groupement des Anciens du CERN (GACEPA) dans plusieurs commissions -- toujours ce besoin de servir ! Au sein du GAC-EPA, il a tour à tour tenu les permanences, suivi les travaux du fonds d’entraide et participé aux travaux du Conseil du personnel.

Michel s’est encore dépensé dans nombre d’activités extraprofessionnelles, où sa générosité a fait de lui une célébrité. C’est vrai dans le volley-ball, où il a sévi en tant que joueur puis comme arbitre au sein de l’Association Genevoise, mais aussi dans le vélo. C’est aussi vrai dans son activité de guide au CERN, où sa connaissance des accélérateurs et sa gouaille à en vulgariser les aspects techniques ont fait merveille auprès du public. Dans chacune de ses activités, il a laissé́ un souvenir particulier.

Dernièrement, il s’est passionné pour la calligraphie chinoise et la culture du pays du soleil levant.

Juste avant de partir, Michel était encore debout et jovial pendant une séance de chimiothérapie à l’hôpital. Michel était vraiment un personnage attachant ! Que notre affection et la paix t’accompagnent, Michel.

Bernard Ducret

Communication MNEMOSIS

La Rédaction vous avait promis dans son dernier numéro deux exercices pour tester votre mémoire.

Vous trouverez ci-dessous deux exercices qui sollicitent différentes fonctions cognitives (mémoire, raisonnement…). Ils vous permettront de vous auto-évaluer et d’avoir un bref aperçu du fonctionnement de votre cerveau.

Exercice 1 : prenez 1 minute pour mémoriser cette figure puis cachez le modèle et tentez de la reproduire de tête.

Exercise 2 : remplissez les cercles pour que le nombre de cercles remplis corresponde au chiffre marqué dans chaque case (Solution en cliquant l'image).

(©V.Bourquardé 2019)

Colophon

Ce Bulletin informe sur les activités du Comité du Groupement des Anciens du CERN et de l’ESO et sur le travail des comités du CERN et de l’ESO, dans lesquels le GAC-EPA est représenté.

Rédacteur en chef:  Bernard Ducret

Correcteurs: (français)

Françoise Thévenet,
Jean-Marie Thomas

Correcteurs/Traducteurs (anglais)

Morna Robillard,
Susan Leech O'Neale,
William Blair,
Susan Maio,

Michel Baboulaz,
David Jacobs
David Dallman

Maquette : Bernard Ducret
Crédits photos, tableaux: CERN, ESO, PFGB, CHIS

La Rédaction ne peut en aucun cas être tenue pour responsable des textes, dessins, graphismes et photos publiés, ces derniers n’engageant que la seule responsabilité de leurs auteurs.  Tous les éléments qui constituent cette publication restent la propriété du GAC-EPA et ne peuvent en aucun cas être utilisés sans l’autorisation expresse et écrite de la Rédaction.