Hommage

Paul Beynel


Paul Beynel — 1944-2012

Paul est entré au Laboratoire II du CERN en mars 1972, où il a rejoint le groupe Radiation. Il y a effectué des essais sur des matériaux et éléments utilisés dans la construction du SPS.

Après la mise en service de la machine, en 1975, et au moment de l’unification des deux Laboratoires, Paul est devenu membre du groupe Radioprotection. Il y avait deux fonctions : la première était d’être surveillant en radioprotection dans des zones souterraines où il fallait être particulièrement sensible à l’accès et à la protection du personnel. En parallèle, il a également continué ses essais de radiorésistance sur de nombreux matériaux. Grâce à ses analyses détaillées et à sa fine interprétation des résultats, il est devenu un expert reconnu dans ce domaine, non seulement au sein de l’Organisation, mais également dans le monde extérieur. Il était l’auteur de nombreux rapports, et il est co-auteur de plusieurs volumes des « rapports jaunes » du CERN émis comme catalogue sur la radiorésistance de matériaux, qui sont encore consultés et utilisés aujourd’hui.

En juillet 1988, Paul a changé d’orientation au CERN et a rejoint, en tant qu’inspecteur de sécurité générale, le groupe Sécurité générale et électrique. Une fois de plus, il a été actif dans deux domaines, dans lesquels il est devenu un expert ; d’une part, les inspections de sécurité et, d’autre part, le secteur de l’ergonomie appliquée. Il a développé ce domaine en collaboration avec le Service médical. En effet, l’ergonomie et les problèmes de travail sur écrans de visualisation sont devenus de plus en plus d’actualité. Aussi, après la réception et la mise en service des ensembles techniques très complexes du LEP, les nuisances sonores demandaient également une attention particulière, tant sur le lieu de travail que dans l’environnement. La contribution de Paul dans ce domaine a définitivement contribué à réduire ces nuisances.

Paul est parti en retraite en décembre 2004. Moins de 8 ans après, il nous a quittés pour toujours, et beaucoup trop tôt. Nous gardons de lui le souvenir d’un collègue de caractère vif et dynamique, qui travaillait de manière rapide, indépendante et sûre. Nous, ses anciens collègues, sommes profondément attristés de sa disparition prématurée, et nous exprimons notre sympathie et nos condoléances à son entourage et à sa famille.

Ses amis et collègues du CERN